Jovan Nikolaidis: Deux poèmes traduits de monténégrin par Jasna Šamić


Jovan Nikolaidis: Deux poèmes traduits

de monténégrin par Jasna Šamić

NIKOLAIDIS JOBVAN MG 8294

Jovan Nikolaidis je pisac grčkog porijekla, rođen u Crnoj Gori, na obali Jadrana, koji je veliki dio svog života proveo u Sarajevu gdje je diplomirao na Filozofskom fakultetu. Rat ga je potjerao u rodni kraj, Ulcinj, gdje piše i gdje je urednik časopisa za kniževnost i kulturu, PLIMAplus što okuplja oko sebe kvalitetne majstore pera iz bivše Jugoslavije i izlazi već četrnaest godina u okviru izdavačke kuće PLIMA na čijem se čelu nalazi takođe pisac, Jovan Nikolaidis. Autor desetak knjiga, kako romana i poezije, tako i eseja.

*

ERMITE

Oh!Les jours heureux Simplicité, pauvreté,

et importance

Quand pendant des jours je ne voyais pas

de visages humains.L’écrivain ment

Quand il dit qu’on ne peut jamais se lasser

de regarder les Visages humains et du ciel étoilé.

Les humanistes, sociologues,

anthropologues,

Optimistes, altruistes, communistes,

Mentent eux aussi en disant

Que le contact et la conversation

avec les gens nous rendent heureux

Donnent un sens à la vie.

J’ai tant regardé les visages de commerçants qui,

En vendant leurs produits

Juraient de leur postérité qu’ils étaient excellents.

J’ai observé les visages des femmes qui

Cachaient une vipère dans la poitrine,

J’ai regardé les poètes qui

Avec des mots choisis

Chantaient la douleur du monde

Le célébrant, humblement.

J’ai observé, bouche bée,

Les juges et la justice sur la balance de la justice

Protégée par l’épée et l’aveuglement de la déesse d’honneur,

J’ai regardé les conteurs et les prêtres,

Les comédiens et des rapporteurs,

Les maîtres de l’allure,

Les dessinateurs de hiéroglyphes,

J’ai fixé de mon regard sur un nombre indéfini de passants

Sur le carrefour de ma vie.
Je ne trouvai ni réponses,

Ni questions, ni énigmes

En revanche, je suis témoin des non-sens qui se croisent.

Je tournai le dos à tout cela,

Je les niai par le mouvement de ma tête,

Je jetai le mouchoir de la timidité

Et m’égarai dans ces montagnes.
Maintenant,

Pendant qu’un serpent siffle sur moi

Prêt à sauter, ajustant l’hélix de son corps, Pendant qu’un renard me gronde,

en écumant à travers ses dents tout blanches,Je garde en souvenir ces grommèlements à minuit,

Ces exultations de midi,

Ces hurlements de l’aube,

Ces gémissements de l’orage,

Ce bouillonnement de la chaleur,

Fidèle à tout cela.

Je crie de joie dans le froid :

«Ah, que je suis heureux,

Car je ne regarderai plus de visages humains.»
*

PUSTINJAK
Ah!
Sretno doba
Skrušenosti, oskudice i smisla,
Kad danima ljudsko lice nisam viđao.
Laže Pisac
Da se ne može
Ljudskog lica i zvjezdanog neba
Nagledati.
Lažu humanisti, sociolozi, antropolozi
Optimisti, altruisti, komunisti,
Da družbom s ljudima usrećujemo
Svrhu.
Nagledah se lica trgovaca
Koji svoju robu nudeći
U svoj se porod kunu.
Zagledah se u lica žena
Što su za leđima
Otrovnicu krili u grsti.
Pjesnike motrih što
Biranim slogovljem
Svjetsku bol opijevahu,
Silne skrušeno slaveći.
U sudije i na terazijama pravdu
Koju mač čuva i sljepilo boginje časti,
U pripovjedače i propovjednike,
Glumce i medikuse,
Učitelje hodanja,
Crtače hijeroglifa,
U bezbroj prolaznika na svom raskršću
Buljih.
Ne vidjeh odgovore
Niti pitanja zagonetke,
Već mimohode izlišnosti
Osvjedočih.
Okrenuh leđa,
Mahnuh nadom,
Bacih maramicu stida
I u ova brda zađoh.
Sada
Dok na me sikće poskok
Oprugom tijela na skok spreman,
Lisica dok reži pjeneći
Zubalom bijela,
Ponoćna roktanja,
Podnevna kliktanja,
Osvita zavijanja,
Oluju ridanja,
Cvrčanja žegu
Čuvam,
Svemu tome odan.
Kličuć u mrzlo doba:
„Ah, blažen jesam,
Jer ljudsko lice više gledat neću.“

***

LE SOIR

La nuit tombeTel un hôte dans le lit d’un ami,

Les perles s’égouttent de la lune ouverte ;

C’est une averse de perles tombant sur la haute mer,Qui plongent dans les profondeurs,

Comme dans l’oubli.Les pécheurs ridés,Barbus,-

Rêveurs insouciants -,Chantent.

Dans les bateaux,Des jeunes hommes

NusDorment Tels les bébés

Dans les berceaux.

Le romarin sent bon,

tandis que mon âme se brise.

La nuit est tombée sur cette rive.

Oh, toi qui depuis le ciel gémit sur cette image,

Donne du sommeil à tous les tourmentés du monde !

*

VEČE

Noć je pala
Kao umoran gost u prijateljskoj postelji.
Iz otvorenog mjeseca kaplju biseri,
Pljušte pučinom
I tonu duboko
Kao zaborav.
Pjevaju ribari.
Suvi,
Bradati,
Nehajni sanjari.
U barkama,
Goli,
Mladići spavaju,
Kao u kolijevkama
Djeca.
Miriše ruzmarin i duša se lomi.
Na ovoj obali palo je veče.
Ti koji s nebesa uzdišeš nad ovom slikom
Dadni san nemirnima!

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Les Croates et l’Empire ottoman


 Les Croates et l’Empire ottoman

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 Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 12:19

La période turque Les Croates et l’Empire ottoman

Quelques réflexions sur leurs rapports La période dite « turque » de l’histoire croate a commencé vers 1400 avec les incursions des Akinci ottomans mais aussi avec la participation des soldats croates dans les batailles entre les Ottomans et leurs adversaires dans les Balkans. On admet généralement que le territoire de l’actuel Etat croate a été délimité lors de la paix de Karlowitz en 1699. Les Croates sont désormais divisés en deux groupes : la majorité est passée sous l’autorité des Habsbourg tandis que les autres, ceux de Bosnie-Herzégovine, sont demeurés sous la domination ottomane jusqu’en 1878 qui voit alors l’ensemble des Croates réunis dans l’empire d’Autriche. Cette séparation entre Croates de Croatie et Croates de l’extérieur durant près de deux siècles pèse sur le développement du sentiment national croate, phénomène de « longue durée » dans lequel les perturbations provoquées par la conquête et la présence des Ottomans ont joué un rôle considérable. Les artisans de l’intégration croate depuis le XVe siècle (nobles, officiers, membres de l’Eglise, poètes et, plus récemment, politiciens et historiens) ont cru, ou bien ont voulu croire, que les conquêtes ottomanes ont été un obstacle formidable à l’intégration nationale ainsi que la cause principale du retard général sur le plan du développement social et économique. [1] Aujourd’hui, l’état actuel de la recherche nous offre un tableau bien différent de cette vision notamment dans les domaines politiques, démographiques, économiques et sociaux. L’intégration territoriale et nationale entre la rivière Drava et l’Adriatique s’est vraisemblablement effectuée sans intervention du « facteur ottoman ». Il y avait là, une langue commune à tous et une culture commune, au moins pour une forte majorité de la population, et il n’est nullement prouvé que l’absence des Ottomans eut abouti à une Croatie plus grande, plus stable et plus développée qu’elle ne l’est aujourd’hui. A côté de l’absence d’unité économique entre le royaume de Croatie et le royaume de Slavonie au nord, le seul, ou presque seul lien qui les rapprochait politiquement de Dubrovnik et de la Bosnie était la personne du roi à Buda, l’autorité suprême pour ces deux derniers Etats. Les institutions politiques et sociales y étaient très différentes. Dans la Croatie ancienne, et surtout en Bosnie, on avait affaire à une féodalité assez archaïque à connotation tribale, tandis que la Slavonie, plus étroitement liée au système administratif hongrois, était partagée en comitats royaux. Sa partie occidentale était une sorte de vice-royauté hongroise, alors que les Comitats de l’Est, jusqu’au Danube, faisaient partie de la Hongrie proprement dite. Enfin on faisait peu usage du nom « Croate » hors de l’ancienne Croatie bien que le sentiment d’une communauté ethnique, linguistique et culturelle ne peut être nié. Après la bataille de Mohacs et la mort de Louis II de Hongrie, en 1526, les Croates ont élu roi Ferdinand Ier de Habsbourg, indépendamment de la noblesse hongroise, et le ban croate agissait effectivement comme un vice-roi. Une des plus importantes conséquences de l’avancée ottomane, qui s’est arrêtée en 1593, a été la fusion des restes du territoire de la Croatie et de la Slavonie, organisée désormais en un seul royaume, avec une diète commune depuis 1538. Ainsi la « menace turque » qui a forcé les Croates à chercher appui auprès de la puissance des Habsbourg et, par conséquent de l’Empire, a contribué à l’acquisition d’un plus grand degré d’indépendance des Croates. L’influence hongroise fut considérablement réduite, tandis que la pression des mesures visant à la centralisation absolutiste de la part des Habsbourg ne se sentait pas encore. Ces changements politiques ont été précédés et accompagnés par des mouvements migratoires du sud vers le nord. Les migrants appartenaient à des couches sociales diverses et venaient en majorité des zones particulièrement exposées aux attaques ottomanes dès le XVe siècle. A de rares exceptions près, les déplacements de la population n’étaient pas des fuites désordonnées. La noblesse, qui possédait des domaines dans les régions mieux protégées et plus éloignées des frontières, a souvent organisé les transports de leurs sujets, généralement avec succès. Les marchands et les artisans suivaient à leur tour et trouvaient un abri où ils avaient des parents et/ou des partenaires. On distingue deux régions migratoires principales : le Sud (la partie montagneuse de la Bosnie actuelle et la Dalmatie) et le Nord (la Lika, le bassin de la rivière Una et l’espace pannonien et péripannonien). Certains groupes de migrants sont allés très loins, jusqu’en Italie centrale (Abruzzes), au Burgendland (Hongrie occidentale) et en Slovaquie. Mais la grande majorité s’est arrêtée en pays croate soumis au Habsbourg et à Venise. Ajoutons que les migrations de la grande région méridionale, allant de l’est vers l’ouest, elles aussi, s’effectuèrent plus spontanément, mais dans la plupart des cas d’une manière relativement organisée. Dans le cas d’une véritable fuite il s’agit presque toujours de petits groupes qui se retrouvaient à l’extérieur d’un système de protection, qu’il soit seigneurial pour les serfs du Nord, militaire des Confins (Militargrënze) au Sud, voire des autorités ottomanes. Tel est, par exemple, le cas des agriculteurs des alentours des villes fortes de Dalmatie, très souvent assaillies par leurs voisins ottomans. Un autre groupe non négligeable était composé de gens en conflit avec les autorités ottomanes : des dizaines de documents édictés par les cadis de Klis, Skradin et autres places proches des possessions vénitiennes, sont pleines de références aux cas criminels où un ou plusieurs zimmi se sont enfuis à Split ou ailleurs, hors du territoire ottoman. [2] Au nord, en Slavonie, on trouve des mentions de fuite de raya au Darülharb. [3] On en ignore les raisons, mais il est probable que les conditions de vie tout près de la frontière étaient précaires, et que les raya qui devaient supporter les exigences légales des sipahis, les demandes illégales des voyvodes du sancakbeyi avaient en outre à subir les incursions des soldats-paysans des confins militaires ou d’autres sujets des Habsbourg. Le plus remarquable effet des « grandes migrations » vers les territoires croates demeurés hors du domaine ottoman a été, sans doute, une atténuation des régionalismes médiévaux. Ce phénomène est bien visible dans l’oeuvre des idéologues du communautarisme « slave » et/ou « illyrien ». Bien que leurs projets utopiques aient parfois englobé les pays de la mer Adriatique jusqu’à l’océan Pacifique, ils ont exercé une influence certaine parmi les Croates des Balkans occidentaux. [4] Le nom « Croate » est devenu beaucoup plus fréquent au détriment des noms régionaux et on a commencé à chercher une langue littéraire commune, fondée sur des dialectes populaires. Ceux retenus étaient celui de la population croate sous administration ottomane, ainsi que celui utilisé dans la riche littérature de Dubrovnik, petite thalassocratie croate indépendante de fait qui devait sa prospérité commerciale et culturelle à sa situation de vassal ottoman privilégié, particulièrement au XVIe siècle, son « âge d’or ». Il n’est pas difficile de comprendre que la plupart des propagandistes du communautarisme croate de cette époque croyait à l’utilité du « facteur turc » dans un sens négatif, défini comme une force ennemie du progrès et de la liberté, propre donc à mobiliser les énergies du peuple croate pour combattre l’ennemi. L’idée selon laquelle la Croatie était un antemurale christianistatis

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Tomislav Dretar: Uvod u Antologiju Povratak Jednorogovog plemena – Rasprava o Riječi između Filozofije i poezije – 26. NASTAVAK


Tomislav Dretar:

Uvod u Antologiju Povratak Jednorogovog plemena –  Rasprava o Riječi između Filozofije i poezije –  26. NASTAVAK

 

 

Taj visoki domet ljepote izmiče Mudrosti koja sebi utvara da može, da je sposobna ovladavi vidljivim, osjetilnim svijetom, zaptavo, to jest ovostranim uopće.Radi se o zamjeni pojmova. Vidljivi svijet vidljiv po aktu poiésisanije isto što i pojavni svijet koji dijelom iza sebe uvijek ima svoj nevidljivi dio, zbog već ustanovljenih odnosa «gospodar-sluga », « apsolutno-relativno », « beskonačno-konačno », « svršeno-nesvršeno »  ili « kreacija-definicija ». Čulo može primati ljepotu, sposobnosti su, naravno, različite i individualne, ali ne opaža mudrost koju ipak može veoma svrhovito aplicirati, upotrijebiti, jer se može služiti njome. Mudrost mora imati posrednika da bi uopće moga opstati i biti djelatna. Neizravni odnos je njen apsolutni odnos naspram svijetu, kojim je slična umjetnosti. Izravno, neoposredovano primanje ljepote mudrosti, ostaje nedostupno ukoliko je oposredovano čulnošću, u najmanju ruku gubi se u didaktiziranju koje ubija njegovu ljepotu. Naprotiv, vječnost umjetnički lijepog smrtonosna je jer ju mudrost može prihvatiti samo kao beskonačni niz vremenskih zbivanja, perioda, etapa, tj. Kao « sve u svoje vrijeme ». Ni mudrost, kao začetak filozofiranja, pa ni filozofija, kao izgrađeni sustav  ne mogu svu umjetnost ni shvatiti ni prihvatiti u svakom vremenu kao jednu vječnu, vanvremensku kategoriju jednako vrijednu i istiznačnu po svaki vremenski period koji se kružno taloži oko svoje središnje povijesne osi. U protivnom umjetnost bi bila shvaćena i protumačena kao neprikladna vremenu i beznačajna u konačnom smislu, kao nesvrhovita Umu i Praxisu. Pogotovo u odnosu na vrijeme u kojem se pojavila o čemu Umjetnost i Umjetnik itekako vode računa iako ono što stvaraju po svojoj biti ostaje izvan ovog svijeta i po toj biti za njega nezainteresirano. Toliko je pjesnika umrlo neshvaćeno u svoje vrijeme, to-liko skladatelja umalo je netragom nestalo da ih slučaj nije doveo na tezgu kakve piljarice da u kajdanke nije trebalo uviti stanovitu masu trešanja. S Baudelairea je embargo, prokletstvo, žig srama koji mu je nalijepila Pravda,skinut stoljeće-i-pol nakon sukoba Etike i Poetike.To se događa kad se pravda umiješa u stvari koje je nesposobna, zbog naprijed rečenih razloga, ni opaziti, niti razumjeti kao umjetnost koju ni samu ne cijeni kao nešto od značaja za svoju akciju. Umjetnost, zbog toga, jest ne samo Ne-Pravda, već i Anti-Pravda. Ona ne priznaje pravdu ljudske svakod-nevice, ona u njoj i nije, ali kojoj i čijem se pogledu potpuno obnažena izlaže, ali njena izloženost, odnosno vidljivost kao apsolutna izloženost često je osuđena na neshvaćanje. Krivac je Mudrost koja je ograničena dosegom jer je prigodna i nesustavna. Duh vre-mena koji je tek slabi odbljesak Duha Apsolutnog Duha drži mudrost na distanci od uplitanja u povijesnu prolaznost, kao i filozofiju uostalom. Davidovi Psalmi opstaju li po Mudrosti ili Poeziji svoje mudrosti? …

 SLIJEDI:  Tomislav Dretar: Uvod u Antologiju Povratak Jednorogovog plemena –  Rasprava o Riječi između Filozofije i poezije –  27. NASTAVAK

 

 

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Pitali me nešto o sebi da kažem, pa evo nek se zna…


Pisac, kritičar,prevoditelj,izdavač, filozof, animator, političar, ratnik,
donator: poklonio hrvatskoj, bosanskoj i srpskoj kulturi besplatno prijevode Biblije i Kurana, te još petnaestak knjiga hrvatskih, bosanskih, srpskih, francuskih, belgijskih, kolumbijskih pisaca, oko 10 tisuća stranica.
Iz nabujalih virova Une i Vrbasa spasio petnaestak ljudskih života, naročlito djece. Patriot koji je 1992. godine javno oglasio da ne priznaje ratnog zločinca Tuđmana za svog Predsjednika, niti špijuna i prodanu dušu Matu Bobana za nekakvnu vlast u Bosni. Utemelji hrvatsku vojnu komponentu na okrugu Bihać i združio s bošnjačkom što je bio temelj mira među narodima, nasuprot Tuđmanu i uskrkos Tuđmanu i Bobanu koji su zahtijevali da se lije krv, ne njegove djece nego Tomine. Premalo knjiga je pročitao da bi više znao o povjesnim lopovlucima nacionalističkih anđela koji su rasprodali Hrvatsku. Stalna meta lažljive novinarke Broken, koja se sad zove Colonija, koja je sa svojim tatom zbrisala iz Banjaluke dok se Tomo borio i nakon nekoliko Franjinih metaka u leđa,, a njen tata kupio kuću u Petrinji a Tomo dirinčio po Europi jer ga je Tušman ucijenio, a imao dovoljno lopovskih slugu među Hrvatima spremnih da kolju na Tuđman ov mig. Kao Glavaš koji je tjerao Srbe u Osijeku da piju solnu kiselinu
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Discussion sur Eric Emmanuel Schmitt: «L’Evangile selon Pilate»


 

Citer le message précédent

Eric Emmanuel Schmitt: «L’Evangile selon Pilate»

 

 

Eric-Emmanuel Schmitt : citation de

« l’Evangile selon Pilate » – Edition

Livre de Poche, Paris  

(sur le bonheur et l’amour)

Eric-Emmanuel Schmitt : citation de

« l’Evangile selon Pilate »  

(sur le bonheur et l’amour)

-što je sreća a što ljubav-

Eric Emmanuel Schmitt: «L’Evangile   

selon Pilate» (le bonheur et l’amour) 

citation de roman                                                          

…….Ce soir-là, au bord du fleuve, par l’euphorie éna-

mourée qui nous collait l’un contre l’autre, j’avais

découvert ce qu’il y a d’égoïste dans le bonheur. Le

bonheur est à l’écart, fait de huis clos, de volets tirés,

d’oubli des autres; le bonheur suppose que l’on refuse

de voir le monde tel qu’il est ~ en un soir, le bonheur

m’était apparu insupportable.

 

                Au bonheur, je voulais préférer l’amour. Et surtout

pas l’amour que j’éprouvais pour Rébecca, l’amour

exclusif, partagé, tissé d’intérêts mutuels. Je ne voulais

plus l’amour en particulier, je voulais l’amour en

général. L’amour, je devais en garder pour le vieillard

et l’enfant affamés. L’amour, je devais en dispenser à

ceux qui n’étaient ni assez beaux, ni assez drôles, ni

assez intéressants pour l’attirer naturellement, de

l’amour pour les gens non aimables.

 

Je n’étais pas fait pour le bonheur. Et n’étant pas

fait pour le bonheur, je n’étais donc pas fait pour les

femmes. Malgré elle, Rébecca m’avait appris tout cela.

*************************************************

Traduction  bosno-croate – Tomislav Dretar

što  je sreća a što ljubav – naslov odlomku dao T.D.

Eric-Emmanuel Schmitt: Pilatovo Evanđelje

Eric-Emmanuel Schmitt-Pilatovo Evanđelje

Te večeri, na obali rijeke, u euforiji zaljubljenosti koja nas je sljubila jedno uz drugo, ja sam otkrio ono što u sreći pripada egoisti.Sreća je postrance, čini da se zatvaraju vrata, pritvaraju prozorska krila, da se zaboravljaju drugi, sreća zahtijeva da se svijet vidi drukčijim nego što jeste –  u samo jednoj večeri  sreća mi se pokazala nepodnošljivom.

          Sreùi, ja sam htio pretpostaviti – ljubav. A nadasve ne onu ljubav koju sam osjetio spram Rebecce, isključivu ljubav, podijeljenu, istkano od uzajamnih interesa. Ljubav, nju sam trebao čuvati za starca i dječaka (za vrijeme jedine ljubavne avanture i užitka u ljubavnoj sreći s jednom ženom Isusu i Rebecci su se priblizio izgladnjeli starac i još gladniji dječak i zatražili malo hrane koje ja na stolu ostalo u izobilju – za baciti u  smeće. – Napomena T.D.). Ja nisam htio posebnu ljubav, već ljubav uopće. Ljubav, nju sam trebao podijeliti onima koji nisu bili dovoljno lijepi, ni simpatični, ni dovoljno zanimljivi da bi privukli prirodnim putem ljubav neljupkih ljudi.

Ja nisam bio stvoren za srću. Budući da nisam bio stvoren za sreću nisam, dakle bio stvoren niti za žene.

      Usprkos samoj sebi, tome me podučila sama Rebecca.

©Livre de Poche – Pour  texte en français

®Tomislav Dretar pour la traduction

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Eine andere Stimme, Une voix différente,Neki drugi glas


Tomislav Dretar :
Eine andere Stimme
An Emira

Ich habe deinen Körper besiegt,
und deine Wünsche,
deine Gluten brennen jetzt
von mir entfernt,
gewendet einer anderen Stimme
deiner inneren Landschaft,
offen dem mächtigen Blühen des Blutes
bist du jetzt die Erde,
entblößt von Quellen,
du hast keinen Freund
deines festen Gleichgewichts,
nur ziegellose Krieger,
kann in Blitzen in deinen Traum
wie ein Barbar im Tempel
aufgerichteter Sommer
in deinen Augen zünden,
den Uranfang suchen im Korn
deinen Halmen.

Tomislav Dretar 1976
Aus dem Bosnischen von Samira Begman, Zürich, 2010
Une autre voix
À Emira

J’ai vaincu ton corps,
et tes désires.
Maintenant tes feux
Brûlent loin de toi,
tournée à une autre voix.
Par ton paysage intérieur
Ouvertes à la floraison puissante de sang
es-tu la terre rasséréné jusqu’à la dilatation
Tu n’as pas des amis
Personne que le Guerrier relâché
Un dévastateur de tes mémoires
peut dans les éclairs dans ton rêve,

comme un barbare dans le temple
les étés redressés
dans tes yeux enflammer
des origines rechercher dans les
épis de tes tiges.

Bosansko-hrvatski izvorni tekst
Emiri
Pobijedio sam tvoje tijelo
I tvoje želje
Tvojr vatre sad gore daleko od tebe
Okrenuta nekom drugom glasu
Unutarnjim svojim pejzažem

Otvorena moćnom procvjetavanju krvi
Sad si zemlja
Razgaljena do bubrenja

Ti nemaš prijatelja
Svoje čvrste ravnoteže
Samo razuzdan ratnik
Uništavač tvojih pamćenja
Može u munje u tvoj san
Kao barbarin u hram
Osovljena ljeta u očima ti paliti
Prapočetak tražiti u žitu tvojih vlati
Preuzeto iz zbirke „Vox Interiori“ , Svjetlost, Sarajevo 1976. godine

Tomislav Dretar Eine Andere – 01 – Trilingue

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Discussion sur Tomislav Dretar: Ars Poetica Bruxellessiana Post-moderne


 

Citer le message précédent

Tomislav Dretar: Ars Poetica Bruxellessiana Post-moderne

Tomislav Dretar: Ars Poetica Bruxellessiana Post-moderne

 

 

 

 

 

Tomislav Dretar:

Ars Poetica Bruxellessiana Post-moderne

 

 

 

 

Nous ne savons pas c’est

qu’elle est la poésie,

mais dès qu’on la touche

 elle nous repend.

(Ministre de la culture

de France à l’occasion

D’ouverture de Salon

de Livre au rayon d’Israël)

 

En tout cas elle n’est pas ni d’ici ni de là-bas,

Comme chaque créature honnête et pauvre

Elle peine à relier le début avec la fin pour

Finir dans le trou au sens inépuisable.

 

Fermée dans son logement plutôt social

Bâti en matériaux misérables dont une

Seule Ecu contre les froidures commerciales

Est la chaleur enflammée en danse folle

 

Des paroles péchées en sombres grottes

L’une après les autres tous à poile lisse

Uniques créatures humaines qui n’auront

Le destin à Tirésias au bâton omni-voyant.

 

Elle n’est pas nait au claire de le Lune

Elle agace la vie du masque en vue de

La dénuder de tous côtés pour confondre

Côté cour avec le côté jardin tromper

 

Mise en scène en faisant à y sortir des

Fantômas et des Vampires de l’histoire

Mille et une nuits prostituées par l’éthique

Des saints hommes et des cieux mystiques.

 

Elle ne porte pas des chemises blanches

Ni roses en soie en s’enfonçant en cartons

Et la plastique elle tire la sagesse de la rue

N’évitant même pas rater le dernier tram.

 

Refuse de naître les belles expressions

Académiques elle conçoit ses petits

En coïte publique avec l’Argot vagabond

En va-et-vient manière sur trottoir.

 

Détrônasse les rois sages et de trois Mages

La nuit quand l’Astre se fait éclater en

Ciel et intronise vilains rustre le guidant

Au-delà de certificat de mœurs et vie.

 

Elle vit en soliloque elle bégaie elle crie

Ne cache pas son sexe elle met en secret

La liberté égalité fraternité elle baise de

Banques et lâche une vesse pendre en

Aura sur la derrière du Présidant de la

République, fait péter des plombes sur

Le trésor d’Apocalypse gardé par le

 

Grammairien en chef à l’Académie française

En plein réunion de verbes et de sujets de sa

Majesté Sérénissime Culture s’il reçoit un

Prix Nobel en poche révolver elle se suicide.

 

Tomislav Dretar:

Art Poétique  Bruxellessienne Post-moderne

 

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Discussion sur Tomislav Dretar: Ars Poetica Bruxellessiana Post-moderne


 

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Tomislav Dretar: Ars Poetica Bruxellessiana Post-moderne

Tomislav Dretar: Ars Poetica Bruxellessiana Post-moderne

 

 

 

 

 

Tomislav Dretar:

Ars Poetica Bruxellessiana Post-moderne

 

 

 

 

Nous ne savons pas c’est

qu’elle est la poésie,

mais dès qu’on la touche

 elle nous repend.

(Ministre de la culture

de France à l’occasion

D’ouverture de Salon

de Livre au rayon d’Israël)

 

En tout cas elle n’est pas ni d’ici ni de là-bas,

Comme chaque créature honnête et pauvre

Elle peine à relier le début avec la fin pour

Finir dans le trou au sens inépuisable.

 

Fermée dans son logement plutôt social

Bâti en matériaux misérables dont une

Seule Ecu contre les froidures commerciales

Est la chaleur enflammée en danse folle

 

Des paroles péchées en sombres grottes

L’une après les autres tous à poile lisse

Uniques créatures humaines qui n’auront

Le destin à Tirésias au bâton omni-voyant.

 

Elle n’est pas nait au claire de le Lune

Elle agace la vie du masque en vue de

La dénuder de tous côtés pour confondre

Côté cour avec le côté jardin tromper

 

Mise en scène en faisant à y sortir des

Fantômas et des Vampires de l’histoire

Mille et une nuits prostituées par l’éthique

Des saints hommes et des cieux mystiques.

 

Elle ne porte pas des chemises blanches

Ni roses en soie en s’enfonçant en cartons

Et la plastique elle tire la sagesse de la rue

N’évitant même pas rater le dernier tram.

 

Refuse de naître les belles expressions

Académiques elle conçoit ses petits

En coïte publique avec l’Argot vagabond

En va-et-vient manière sur trottoir.

 

Détrônasse les rois sages et de trois Mages

La nuit quand l’Astre se fait éclater en

Ciel et intronise vilains rustre le guidant

Au-delà de certificat de mœurs et vie.

 

Elle vit en soliloque elle bégaie elle crie

Ne cache pas son sexe elle met en secret

La liberté égalité fraternité elle baise de

Banques et lâche une vesse pendre en

Aura sur la derrière du Présidant de la

République, fait péter des plombes sur

Le trésor d’Apocalypse gardé par le

 

Grammairien en chef à l’Académie française

En plein réunion de verbes et de sujets de sa

Majesté Sérénissime Culture s’il reçoit un

Prix Nobel en poche révolver elle se suicide.

 

Tomislav Dretar:

Art Poétique  Bruxellessienne Post-moderne

 

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Tomislav Dretar: Ars Poetica Bruxellessiana Post-moderne


Tomislav Dretar: Ars Poetica
Bruxellessiana Post-moderne

 

 

 

 

 

Tomislav Dretar:

Ars Poetica Bruxellessiana Post-moderne

 

 

 

 

Nous ne savons pas c’est

qu’elle est la poésie,

mais dès qu’on la touche

 elle nous repend.

(Ministre de la culture

de France à l’occasion

D’ouverture de Salon

de Livre au rayon d’Israël)

 

En
tout cas elle n’est pas ni d’ici ni de là-bas,

Comme
chaque créature honnête et pauvre

Elle
peine à relier le début avec la fin pour

Finir
dans le trou au sens inépuisable.

 

Fermée
dans son logement plutôt social

Bâti
en matériaux misérables dont une

Seule
Ecu contre les froidures commerciales

Est
la chaleur enflammée en danse folle

 

Des
paroles péchées en sombres grottes

L’une
après les autres tous à poile lisse

Uniques
créatures humaines qui n’auront

Le
destin à Tirésias au bâton omni-voyant.

 

Elle
n’est pas nait au claire de le Lune

Elle
agace la vie du masque en vue de

La
dénuder de tous côtés pour confondre

Côté
cour avec le côté jardin tromper

 

Mise
en scène en faisant à y sortir des

Fantômas
et des Vampires de l’histoire

Mille
et une nuits prostituées par l’éthique

Des
saints hommes et des cieux mystiques.

 

Elle
ne porte pas des chemises blanches

Ni
roses en soie en s’enfonçant en cartons

Et la
plastique elle tire la sagesse de la rue

N’évitant
même pas rater le dernier tram.

 

Refuse
de naître les belles expressions

Académiques
elle conçoit ses petits

En
coïte publique avec l’Argot vagabond

En
va-et-vient manière sur trottoir.

 

Détrônasse
les rois sages et de trois Mages

La
nuit quand l’Astre se fait éclater en

Ciel
et intronise vilains rustre le guidant

Au-delà
de certificat de mœurs et vie.

 

Elle
vit en soliloque elle bégaie elle crie

Ne
cache pas son sexe elle met en secret

La
liberté égalité fraternité elle baise de

Banques
et lâche une vesse pendre en

Aura
sur la derrière du Présidant de la

République,
fait péter des plombes sur

Le
trésor d’Apocalypse gardé par le

 

Grammairien
en chef à l’Académie française

En
plein réunion de verbes et de sujets de sa

Majesté
Sérénissime Culture s’il reçoit un

Prix
Nobel en poche révolver elle se suicide.

 

Tomislav Dretar:

Art Poétique  Bruxellessienne Post-moderne

 

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